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Cornière placo : trois profilés différents portent ce nom

Par Ilan Lemos de Abreu11 min de lecture
Cornière d'angle métallique perforée posée sur l'arête saillante verticale d'une cloison en plaques de plâtre, nue et visible en partie basse, recouverte d'enduit blanc lissé en partie haute
Cornière d'angle métallique perforée posée sur l'arête saillante verticale d'une cloison en plaques de plâtre, nue et visible en partie basse, recouverte d'enduit blanc lissé en partie haute

La cornière d’angle : ce qui est imposé, et sur quels angles exactement

🔴 Un mot sur le texte que nous citons, parce que la distinction compte. Le NF DTU 25.41 n’a pas d’édition publique. Le document lisible le plus proche est le recueil de règles professionnelles publié par la FFB, la CAPEB et le SNIP en février 2021, écrit comme travaux préparatoires de la révision et rendu caduc par la parution du NF DTU 25.41 en février 2022. Sur les angles saillants, la synthèse professionnelle du NF DTU 25.41 de février 2022 confirme le fond : « pour la réalisation d’angles saillants, l’utilisation d’une bande armée spéciale ou d’une cornière métallique ou PVC perforée s’avère nécessaire ». Ce qui suit distingue donc à chaque fois ce qui est normatif et confirmé de ce qui vient du seul texte professionnel.

Le § 6.1.5.2.3 de ces règles est court et très précis :

« Dans le cas d’angles saillants verticaux, il doit être utilisé l’un ou l’autre des produits suivants : une bande spéciale armée, l’armature métallique devant être disposée côté plaques ; une cornière métallique ou PVC perforée. »

Trois choses s’y lisent, et deux d’entre elles surprennent la plupart des gens.

1. « Il doit être utilisé. » Ce n’est pas une recommandation de finition. Sur un angle saillant vertical, une arête traitée à l’enduit seul est un ouvrage non conforme, quelle que soit sa qualité apparente le jour de la réception.

2. Le texte vise les angles saillants verticaux. Un tableau de fenêtre, un retour de cloison, un angle de coffrage de canalisation : tous verticaux, tous visés. Un angle horizontal — le dessous d’un habillage de poutre, la retombée d’un faux plafond — ne relève pas de cette phrase. Ce qui ne veut pas dire qu’on s’en passe : le paragraphe sur les caractéristiques des bandes ajoute la vraie condition, qui est l’exposition. Il parle des « angles saillants verticaux exposés aux chocs ». Une arête à hauteur de tête, dans un couloir, est exposée aux chocs même si elle est horizontale, et nous la traitons comme telle.

3. L’armature métallique de la bande armée se place côté plaques. Autrement dit : le métal contre le plâtre, le papier vers l’extérieur. Posée à l’envers, la bande fait ressortir ses deux feuillards sous la peinture au bout de quelques mois, et la reprise oblige à rouvrir l’angle sur toute sa hauteur.

Bande armée ou cornière : le texte laisse le choix, le rayon beaucoup moins

C’est la conséquence la plus utile du § 6.1.5.2.3, et elle est presque toujours ignorée : les deux produits sont alternatifs, pas complémentaires. Le texte écrit « l’un ou l’autre », et la synthèse du NF DTU 25.41 de février 2022 emploie le même « ou ». Vous n’avez donc jamais besoin des deux sur la même arête, et un devis qui facture les deux facture une fois de trop.

La bande d’angle armée est décrite au détail près au § 4.2.3 des règles professionnelles, sous la même norme NF EN 14353 que la cornière métallique :

  • un rouleau de papier kraft sur lequel sont collées deux bandes flexibles métalliques ;
  • épaisseur de l’acier : 0,28 mm minimum, 0,38 mm maximum ;
  • largeur de chaque feuillard : 10,8 mm au moins ;
  • rectitude du feuillard : moins de 2 mm par mètre ;
  • tenue au brouillard salin : aucune trace de rouille après 48 heures ;
  • résistance à la traction du papier support : plus de 4 N/mm, selon la NF EN 13963.

Ces six lignes expliquent pourquoi la bande armée n’est pas le parent pauvre de la cornière. Un acier de 0,3 mm sur une largeur de 11 mm reprend le choc courant, et le papier permet de suivre un angle qui n’est pas parfaitement d’équerre, ce que la cornière rigide ne pardonne pas.

Comment nous tranchons sur nos chantiers. La cornière métallique va sur les angles droits et rectilignes, en zone de passage : couloirs, tableaux de portes, retours de doublage. La bande armée va sur les angles hors d’équerre, sur les angles obtus des rampants et sur les arêtes courbes, où une cornière laisserait un jour au dos. Le PVC va dans les pièces humides, pour la raison la plus simple qui soit : il ne rouille pas.

Métal ou PVC : deux normes, et une classe de galvanisation à vérifier

Les règles professionnelles fixent, à leurs § 9.4 et § 9.5, des exigences distinctes selon la matière. Ce sont elles qu’il faut lire sur l’emballage, plutôt que le nom commercial.

Produit Norme applicable Exigence complémentaire
Cornière métallique perforée NF EN 14353 protection anticorrosion de classe Z140
Bande d’angle armée NF EN 14353 acier 0,28 à 0,38 mm, pas de rouille à 48 h
Cornière PVC perforée NF EN 13245-2 ajoutée au NF DTU 25.41 par la révision 2022, § 6.1.4.2.3
Cornière de rive (profilé L) § 5.2.3 des règles professionnelles galvanisation Z275, tôle 0,50 mm minimum

Le tableau porte le seul chiffre qui règle la question du rayon : Z140 pour la cornière d’angle, Z275 pour la cornière de rive. Ce ne sont pas les mêmes masses de zinc, parce que ce ne sont pas les mêmes contraintes. La cornière d’angle finit noyée dans un enduit plâtre, la cornière de rive reste nue derrière un plafond pendant quarante ans.

La cornière PVC perforée mérite une note de calendrier. Elle est entrée dans le NF DTU 25.41 en 2022, au § 6.1.4.2.3, comme profilé « utilisé pour traiter les angles saillants des cloisons ». Avant cette révision, le texte ne la nommait pas. Un article ou un forum antérieur à 2022 qui affirme que « seul le métal est admis » a eu raison à l’époque et a tort aujourd’hui.

La cornière se noie dans l’enduit, elle ne se pose pas dessus

Voilà l’erreur de pose que nous reprenons le plus souvent, et elle vient d’une intuition raisonnable : on croit que la cornière est une pièce de finition, donc qu’elle se pose à la fin. C’est l’inverse.

La séquence des règles professionnelles est la même pour un angle saillant que pour un joint courant, avec la pièce d’angle à la place de la bande papier :

  1. enduit dans le fond, sur les deux faces de l’arête ;
  2. mise en place de la cornière ou de la bande armée dans l’enduit frais, centrée sur l’arête ;
  3. serrage pour chasser l’excédent, sans appuyer, la spatule inclinée ;
  4. recouvrement au platoir ;
  5. après séchage, deuxième couche débordant de 2 à 5 cm au-delà de la première.

Trois chiffres commandent le résultat, et aucun ne dépend du produit acheté. Les enduits ne s’utilisent pas en dessous de +5 °C. Entre les deux couches, il faut compter 12 à 24 heures avec un enduit ordinaire, 4 à 6 heures avec un enduit rapide. Et l’application d’un revêtement de finition ne s’envisage qu’après 7 jours minimum de séchage des joints en ambiance naturelle.

Ce dernier délai est celui qu’on saute quand le chantier presse, et c’est celui qui se paie. Le détail du sujet est dans nos articles sur l’enduit de lissage et sur les plaques à 4 bords amincis, où la même mécanique de séchage décide de tout.

Deux précisions de chantier qui ne sont dans aucun texte. La cornière se recoupe à la longueur exacte avant enduit, jamais à la scie une fois posée. Et sur une arête de plus de 2,50 m, on ne raboute pas deux cornières bout à bout au milieu : le raccord se voit en lumière rasante, exactement comme un joint de plaques mal traité.

Couteau à enduire serrant une bande dans l'enduit frais d'un joint de plaques de plâtre, geste identique à celui du serrage d'une cornière d'angle sur une arête saillante
Le serrage à la spatule inclinée chasse l’excédent d’enduit. Sur un angle saillant, la cornière se pose exactement de la même façon : dans l’enduit frais, jamais dessus.

La cornière périphérique : un profilé de type L qui ne protège rien

Deuxième sens du mot, et c’est celui d’un devis de plafond. Les règles professionnelles classent les profilés par forme, à leur § 5.2.3, et la définition ne laisse pas de place au doute : « Type L : appelés cornières, ils sont destinés notamment à la réalisation des rives des plafonds et des contre-cloisons. »

Elle n’a donc rien à voir avec la protection d’une arête. Son rôle, décrit dans les règles professionnelles, tient en trois fonctions :

  • elle est la première opération du plafond, fixée en périphérie par pistoscellement, ou par vis et chevilles selon la paroi ;
  • elle sert de réglage de niveau, et toute l’ossature du plafond repose ensuite dessus ;
  • elle assure la continuité de l’étanchéité à l’air en rive, et cette fonction-là est écrite dans le guide NF DTU 25.41 et 25.42 publié par la CAPEB.

Ses dimensions sont écrites : 23 × 28 mm lorsque le profilé n’a pas de fonction d’appui au droit d’une jonction entre plaques, la largeur de 28 mm étant la surface sur laquelle la plaque repose. Dès qu’une jonction de plaques tombe dessus, il faut une aile d’appui d’au moins 35 mm, comme pour un montant ou une fourrure.

Deux règles chiffrées en découlent, et ce sont elles qui font échouer une commande faite au téléphone.

Cornière de rive vissée le long d'un mur béarnais et fourrures métalliques d'un plafond suspendu venant s'y arrêter, profilé de type L servant de réglage de niveau au départ de l'ossature
La cornière périphérique, profilé de type L de 23 × 28 mm, ne protège aucune arête : elle règle le niveau du plafond et porte le départ de l’ossature.

Au-delà d’une portée de rive de 1,80 m, la cornière est remplacée par un rail. Le profilé en L n’a pas l’inertie nécessaire, et le plafond descend. C’est le même arbitrage que celui décrit dans notre article sur l’entraxe des montants et des fourrures.

Si la cornière ne peut pas être fixée dans le support — mur en pierre creux, ancien enduit pulvérulent, cas fréquent dans le bâti béarnais — la révision 2022 donne la solution de repli au § 6.2.2.7 : la première fourrure est posée à 10 cm maximum du parement si l’ossature est parallèle, et la première suspente à 10 cm maximum du mur si elle est perpendiculaire.

Le comportement de cette rive dans le temps est ce qui explique une bonne part des plafonds qui craquent la nuit : une fourrure qui vient buter contre la maçonnerie au lieu de s’arrêter dans la cornière n’a plus nulle part où se dilater. Sa position commande aussi la hauteur minimale du plénum.

Et concrètement ?

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Le troisième sens : ce que le texte appelle un feuillard, pas une cornière

Le troisième emploi du mot est celui d’un renfort structurel, et il repose sur une confusion de vocabulaire que le NF DTU 25.41 ne commet pas.

Pour une cloison en surplomb à parement simple BA13, le NF DTU 25.41 prescrit un renfort à 1 m du sol, ou à défaut le doublage du parement côté choc par une seconde plaque BA13 ou BA15 : c’est écrit dans le guide de la CAPEB. Il ne l’appelle pas cornière, il l’appelle feuillard. Les règles professionnelles le spécifient au § 9.3 : tôle d’acier galvanisé de 0,56 mm d’épaisseur minimale, 10 cm de largeur, protection contre la corrosion de classe Z140.

Il existe une vraie cornière de renfort dans les règles professionnelles, mais elle sert à autre chose : à déporter une fixation. La fixation périmétrique d’une cloison se fait tous les 0,60 m et à 5 cm au moins du bord d’une dalle béton. Quand cette distance ne peut pas être tenue, on passe par des cornières en acier galvanisé de 50 mm de longueur, de section 70 × 24 × 1 pour une cloison de 50 mm et 90 × 24 × 1 pour une cloison de 60 mm.

Le sujet voisin, l’accrochage d’une charge sur une cloison finie, est traité en entier dans notre article sur le renfort placo pour meuble suspendu.

Cornière ou corniche : deux mots, deux normes, deux gestes

La confusion est fréquente à l’oral et elle coûte cher au moment de la commande. Ce sont deux ouvrages sans rapport.

Cornière Corniche
Fonction protéger une arête ou porter une rive décorer une cueillie
Norme NF EN 14353 / NF EN 13245-2 NF EN 14209
Pose vissée, ou noyée dans l’enduit collée à l’enduit à joint ou au mortier adhésif
Maintien pendant séchage aucun pointes de calage tous les 1 m environ

Une conséquence utile figure noir sur blanc au § 6.1.5.3.2 : quand une corniche est posée, la finition par bande et enduit de la cueillie derrière la corniche n’est pas nécessaire. La corniche remplace le traitement du raccord, elle ne s’ajoute pas à lui. Le chiffrage des plafonds décoratifs qui en portent est détaillé dans notre article sur le prix d’un faux plafond au m².

Ce que la cornière ne rattrape pas : les tolérances de planéité

Une cornière d’angle donne une arête franche et rectiligne. Elle ne corrige pas une plaque bombée, ni un montant vrillé, et c’est là que se joue le litige de réception le plus courant.

Les tolérances du NF DTU 25.41 s’appliquent à l’ouvrage fini, cornière comprise :

  • Planéité locale : écart de 1 mm au plus sous une règle de 20 cm, sans manque de matière ni changement de plan brutal entre plaques.
  • Planéité générale : écart de 5 mm au plus sous une règle de 2 m.
  • Faux aplomb : 5 mm au plus sur une hauteur d’étage courant.
  • Horizontalité d’un plafond : 3 mm par mètre, sans jamais dépasser 2 cm.

La règle de 20 cm est celle qui juge une cornière. Posée sur un enduit trop épais d’un côté, elle crée un changement de plan que le réglet de 20 cm révèle immédiatement, même quand la règle de 2 m ne voit rien. C’est la même mesure qui départage un placo qui gondole d’un défaut acceptable, et le même mécanisme que celui décrit dans notre article sur les fissures de plafond en placo.

Les quatre erreurs qu’on répare le plus souvent

Elles reviennent chantier après chantier, et aucune n’est une question de savoir-faire. Ce sont des erreurs de séquence ou de commande.

1. La cornière posée après enduit, clouée ou agrafée. Elle tient quelques semaines, puis le vide qui reste derrière ses ailes se signale par une fissure longitudinale de chaque côté de l’arête. La reprise consiste à tout déposer et à recommencer.

2. Une cornière métallique dans une salle de bain ou une buanderie. Le Z140 protège contre la corrosion d’un local ordinaire, pas contre la condensation répétée d’un local classé EB+. La rouille remonte à travers l’enduit et tache la peinture en points bruns alignés. Dans ces pièces, on prend du PVC perforé.

3. La cornière de rive commandée pour un angle saillant. Deux profilés, un seul nom sur le bon de commande. Le L de 23 × 28 mm arrive sur un chantier de cloison, il n’est pas perforé, il ne prend pas l’enduit, et la journée est perdue.

4. L’angle non traité parce qu’il est « provisoire ». Une arête laissée à l’enduit seul en attendant un meuble ou un habillage. Le meuble arrive six mois plus tard, l’arête est déjà épaufrée sur toute sa hauteur, et la reprise mobilise un passage de plaquiste qu’un mètre linéaire de cornière aurait évité.

À Pau et dans le Béarn : ce qu’on pose sur les angles

Sur nos chantiers de cloisons, de doublage, de faux plafonds et d’enduits à Pau, Jurançon, Billère, Lons et dans tout le Béarn, la cornière n’est pas une ligne d’accessoires en fin de devis. Elle se décide au relevé, avec la même attention que les étapes de pose des plaques.

Deux positions que nous tenons. La première : tout angle saillant vertical reçoit une cornière ou une bande armée, sans discussion, y compris derrière un futur meuble. C’est le texte, et c’est aussi le seul mètre linéaire de chantier qui se rentabilise à coup sûr. La seconde : dans les pièces humides et dans les maisons anciennes du Béarn, où les murs de pierre entretiennent une humidité de fond, nous passons au PVC perforé plutôt qu’au métal, y compris quand le métal serait admis.

Le bâti ancien du bassin palois ajoute un cas de figure que le neuf ne connaît pas : des angles rarement d’équerre. Une cornière rigide y laisse un jour au dos qui se fissure au premier hiver, et c’est là que la bande armée reprend l’avantage. C’est un des points que nous relevons systématiquement avant de chiffrer, au même titre que la planéité du support.

Pour un chiffrage complet d’un ouvrage avec ses finitions d’angles, voir notre article sur le prix du placo au m², ou demandez une visite technique : nous répondons sous 48 h après le passage.

Questions fréquentes

Une cornière d'angle est-elle obligatoire sur du placo ?

Sur les angles saillants verticaux, oui. Le § 6.1.5.2.3 des règles professionnelles FFB, CAPEB et SNIP écrit qu'« il doit être utilisé » soit une bande spéciale armée, soit une cornière métallique ou PVC perforée, et la synthèse du NF DTU 25.41 de février 2022 confirme que l'un ou l'autre « s'avère nécessaire ». Une arête traitée à l'enduit seul est un ouvrage non conforme. Le texte ne vise pas explicitement les angles horizontaux, mais la condition réelle qu'il énonce ailleurs est l'exposition aux chocs : une arête à hauteur de tête se traite de la même façon, quelle que soit son orientation.

Cornière ou bande armée : laquelle choisir ?

Les deux sont écrites, et elles sont alternatives, jamais cumulatives. La cornière métallique convient aux angles droits et rectilignes en zone de passage. La bande armée, faite d'un papier kraft portant deux feuillards d'acier de 0,28 à 0,38 mm, suit un angle hors d'équerre ou obtus là où la cornière rigide laisserait un jour. En pièce humide, le PVC perforé l'emporte sur les deux, parce qu'il ne rouille pas.

Quelle est la différence entre une cornière d'angle et une cornière de rive ?

Ce sont deux produits sans rapport. La cornière d'angle est perforée, se noie dans l'enduit et protège une arête ; elle relève de la NF EN 14353 en métal, de la NF EN 13245-2 en PVC, avec une galvanisation de classe Z140. La cornière de rive, ou cornière périphérique, est un profilé de type L de 23 × 28 mm vissé au mur, sur lequel repose l'ossature d'un plafond ; elle est galvanisée en Z275 sur une tôle de 0,50 mm minimum. Confondre les deux au bon de commande est l'erreur la plus fréquente sur ce mot.

La cornière se pose-t-elle avant ou après l'enduit ?

Dedans. On applique d'abord l'enduit sur les deux faces de l'arête, on pose la cornière ou la bande dans l'enduit frais, on serre à la spatule inclinée pour chasser l'excédent, on recouvre au platoir. Après séchage, une deuxième couche déborde de 2 à 5 cm au-delà de la première. Une cornière clouée ou agrafée sur un angle déjà enduit laisse un vide derrière ses ailes, et ce vide se signale par une fissure longitudinale de chaque côté de l'arête.

Cornière métallique ou cornière PVC ?

La cornière PVC perforée a été ajoutée au NF DTU 25.41 par la révision 2022, au § 6.1.4.2.3, et elle doit répondre à la NF EN 13245-2. Elle est donc pleinement admise, contrairement à ce qu'affirment des sources antérieures à cette date. Nous la privilégions dans les salles de bain, les buanderies et les cuisines, ainsi que dans le bâti ancien humide. Le métal, conforme à la NF EN 14353 et protégé en classe Z140, garde l'avantage de la rigidité sur les angles droits des locaux secs.

Cornière et corniche, est-ce la même chose ?

Non, et ce ne sont même pas les mêmes normes. La cornière relève de la NF EN 14353 ou de la NF EN 13245-2 ; elle est vissée ou noyée dans l'enduit et remplit une fonction technique. La corniche relève de la NF EN 14209 ; elle est décorative, collée à l'enduit à joint ou au mortier adhésif, et maintenue pendant le séchage par des pointes de calage disposées tous les 1 m environ. Détail utile : quand une corniche est posée, la finition par bande et enduit de la cueillie située derrière elle n'est pas nécessaire.

À partir de quelle longueur faut-il un rail plutôt qu'une cornière en rive de plafond ?

1,80 m de portée de rive. Au-delà, le NF DTU 25.41 remplace la cornière par un rail, parce que le profilé en L n'a plus l'inertie nécessaire et que le plafond descend. Autre cas prévu par la révision 2022 : si la cornière ne peut pas être fixée dans le support, la première fourrure se pose à 10 cm maximum du parement du mur en pose parallèle, et la première suspente à 10 cm maximum du mur en pose perpendiculaire.

Qu'est-ce qu'une cornière de renfort ?

Le texte n'emploie pas ce nom pour le renfort d'une cloison. Pour une cloison en surplomb à parement simple BA13, le NF DTU 25.41 prescrit un feuillard mis en place à 1 m du sol, ou à défaut le doublage du parement côté choc ; les règles professionnelles le spécifient en acier galvanisé de 0,56 mm d'épaisseur minimale, 10 cm de largeur, classe Z140. Il existe en revanche de vraies cornières de fixation déportée, en acier galvanisé de 50 mm de long et de section 70 × 24 × 1 ou 90 × 24 × 1, utilisées quand la fixation périmétrique ne peut pas se tenir à 5 cm au moins du bord d'une dalle.

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